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Après la vente

Après la vente de votre entreprise : placer et organiser

Le jour du closing, une entreprise devient un patrimoine financier. Ce que vous en faites dans les mois qui suivent compte autant que la vente elle-même.

Après la vente de son entreprise, le dirigeant ne détient plus un outil de travail mais une somme à placer : on parle de placer le produit de cession. Ce chapitre s’adresse à celui qui vient de vendre, en direct ou par une holding, à celui qui va signer et veut préparer l’après, et à celui qui veut organiser son patrimoine et sa famille autour de ce nouvel équilibre.

Après la vente : les premières décisions

Les premières semaines ne sont pas celles des grands choix. Le prix est souvent versé en plusieurs fois : séquestre de garantie, crédit vendeur, complément de prix. L’impôt sur la plus-value d’une vente directe se déclare avec vos revenus de l’année : la somme correspondante se met de côté, sur un support disponible, avant tout placement.

  • Ce dont vous aurez besoin pour vivre, maintenant que votre rémunération s’arrête ou change.
  • Ce que vous voulez faire dans les années qui viennent : reprendre une entreprise, investir, transmettre.
  • Ce que vous acceptez de voir baisser, et pendant combien de temps.

Un exemple calculé par le moteur de l’ordre de grandeur

  • Vente directe de 3 000 000 € de titres, plus-value de 90 % du prix, en couple, avec départ à la retraite.
  • Impôt sur la plus-value : environ 867 000 €.
  • Ce qui reste à placer : environ 2 133 000 €.

Rejouer cet exemple dans l’ordre de grandeur

Placer le produit de cession

Un patrimoine issu d’une vente se répartit entre plusieurs poches, chacune avec un rôle : une réserve disponible pour les projets proches et l’imprévu, des placements de long terme pour les revenus futurs, et, si vous le souhaitez, une part investie dans des entreprises. La répartition dépend de vos besoins, de votre horizon et de votre tolérance aux baisses, pas d’un modèle commun à tous.

Les revenus de placements détenus en direct, intérêts, dividendes et plus-values, supportent en principe le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (art. 200 A du CGI). L’assurance-vie et le contrat de capitalisation sont des enveloppes : leur fiscalité propre s’applique aux rachats, et l’assurance-vie transmet hors succession dans certaines limites, 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans (art. 990 I et 757 B du CGI).

Les 30 % libres d’un apport-cession

Après un apport-cession, une large part du prix reste dans la holding : 70 % à réinvestir dans des activités éligibles si elle vend dans les 3 ans, le reste librement. Placée dans la holding, la part libre est imposée à l’impôt sur les sociétés ; pour en disposer, la holding vous verse rémunération ou dividendes, à un rythme qui se décide avec votre expert-comptable.

Les règles du réinvestissement et de la holding : chapitre II, l’apport-cession

Organiser la famille après la vente

Après la vente, la transmission porte sur de l’argent et des placements : donations de sommes d’argent, assurance-vie, nue-propriété des titres d’une holding familiale. Les abattements se renouvellent dans le temps : échelonner les donations peut compter autant que leur montant.

Un suivi de type family office

Plusieurs échéances suivent la signature : réinvestissement de la holding sous 3 ans, conservation des biens acquis pendant 5 ans, engagements d’un pacte Dutreil, 2 ans puis 6 ans, distributions de la holding, donations échelonnées. Une échéance manquée peut faire perdre un avantage obtenu à la vente. Un suivi de type family office les tient dans un calendrier unique, revu au moins une fois par an avec ce que chaque loi de finances change pour vous.

Le calendrier

Une cession prend en général deux ans, et la suite autant. Le calendrier ci-dessous est un calendrier type : le vôtre se fixe au premier entretien.

  1. M−24

    Diagnostic

    Ce qu’un acheteur regardera : résultat retraité, dépendance au dirigeant, structure du capital.

    Zolias, votre expert-comptable

  2. M−18

    Préparation

    Holding, apport des titres, donation avant cession si elle est retenue : avant tout accord sur le prix.

    Zolias, votre avocat, le notaire

  3. M−12

    Mise en vente

    Mémorandum, dataroom, liste d’acheteurs.

    La banque d’affaires, votre expert-comptable

  4. M−6

    Lettre d’intention

    Prix, structure, crédit vendeur, earn-out : chaque option chiffrée en net pour vous.

    La banque d’affaires, Zolias

  5. M−3

    Protocole

    Garantie d’actif et de passif, conditions suspensives.

    Votre avocat

  6. M0

    Closing

    Transfert des titres et paiement du prix.

    Votre avocat, la banque d’affaires

  7. M+3

    Réemploi

    Dans la holding, le réinvestissement de 70 % du prix si l’apport-cession l’exige ; le reste selon vos projets.

    Zolias, votre banque

  8. M+24

    Transmission

    Donation-partage, assurance-vie, organisation de la holding familiale.

    Zolias, le notaire

Limites et risques

  • Les placements en actions, en unités de compte ou dans des entreprises non cotées ne garantissent pas le capital : leur valeur peut baisser.
  • Certains supports sont peu liquides : parts de fonds bloquées plusieurs années, immobilier, titres non cotés.
  • Les frais d’entrée, de gestion et d’arbitrage réduisent la performance ; ils se comparent avant de souscrire.
  • Les règles fiscales évoluent à chaque loi de finances : un choix fait aujourd’hui se revoit dans le temps.
  • Une échéance manquée, réinvestissement, conservation, engagement Dutreil, peut remettre en cause l’avantage obtenu à la vente.

Ce que Zolias fait ici

Nous construisons un plan de placement pour le produit de la vente, dans la holding et hors de la holding.

Nous tenons le calendrier des engagements pris à la vente.

Nous faisons le point au moins une fois par an, avec vos conseils.

Ce que l’entretien regarde en premier

  • Vos besoins de revenus, maintenant et pour la suite.
  • Où se trouve le prix : à titre personnel, dans une holding, en séquestre ou en crédit vendeur.
  • Les engagements déjà pris : réinvestissement, conservation, pacte Dutreil.

Questions fréquentes

Que faire de l’argent après la vente de son entreprise ?

D’abord mettre de côté l’impôt à venir et une réserve disponible ; ensuite définir vos besoins de revenus, votre horizon et ce que vous acceptez de voir baisser. La répartition entre réserve, placements de long terme et investissements dans des entreprises en découle.

Faut-il tout placer en assurance-vie ?

Non. C’est une enveloppe utile pour la transmission, 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans (art. 990 I et 757 B du CGI), mais elle ne répond pas à tous les besoins : disponibilité, investissement dans des entreprises, immobilier.

Comment se verser des revenus si le prix est dans une holding ?

Par une rémunération, des dividendes ou le remboursement d’un compte courant, chacun avec son imposition. Le rythme des distributions se décide avec votre expert-comptable, pour qu’il ne soit pas regardé comme un abus.

Qu’est-ce qu’un suivi de type family office ?

Un suivi qui réunit dans un calendrier unique les placements, les engagements pris à la vente et les projets de transmission, revu régulièrement avec vos conseils : expert-comptable, avocat, notaire.

Chaque cession a ses chiffres. Le premier entretien sert à poser les vôtres.